Emmanuel Macron s’est retrouvé dans le collimateur de la justice française, le parquet national financier enquêtant sur les liens entre le président de la république, son entourage et un important cabinet de conseil. Le soupçon est que certains marchés publics pourraient avoir été accordés en échange du financement de la campagne électorale du leader de la Renaissance en 2017, celle qui l’a amené pour la première fois à l’Elysée. Les magistrats veulent comprendre si le cabinet de conseil américain McKinsey a favorisé l’ascension de l’ancien ministre de l’Economie, obtenant en échange la signature de contrats publics d’une valeur de plusieurs centaines de millions d’euros.

Selon les révélations de Le Parisien c’est ce sur quoi enquête désormais le Parquet national financier (Pnf), qui aurait élargi une information judiciaire ouverte en novembre pour « favoritisme » et « financement illégal de campagnes électorales ». Trois juges d’instruction exploreraient les liens entre le président et McKinsey, déjà identifiés dans un rapport d’une commission d’enquête du Sénat, publié en mars, qui dénonce « l’emprise croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques ». « La seule certitude à ce stade est qu’il existe des liens entre le chef de l’Etat, son entourage et la société américaine », écrit Le Parisien. Le Monde avait déjà mis en lumière en février 2021 ces relations troubles et les rôles tenus par plusieurs cadres d’entreprise en son nom propre lors de la campagne électorale de Macron en 2017, alors que son mouvement politique s’appelait encore La République En Marche. Après le rapport du Sénat en avril, le PNF avait ouvert une première enquête.

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Au printemps, un rapport du Sénat de Paris a provoqué l’ouverture d’une première procédure pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » contre McKinsey et la perquisition de son siège dans la capitale française un mois plus tard. Selon Le Parisien, suite à ces investigations, le PNF « a décidé d’étendre ses investigations au favoritisme » et au « financement illégal d’une campagne électorale ». Les soupçons de favoritisme de Macron envers McKinsey ne sont pas nouveaux et reviennent régulièrement sur la scène politico-média depuis que le rôle joué par l’entreprise pendant la crise sanitaire a été abandonné, chargé avec d’autres de conseiller le gouvernement, notamment sur la stratégie de vaccination, un conseil payé des centaines de millions d’euros.

Alors qu’il bénéficiait de l’immunité présidentielle et ne pouvait donc pas être entendu par la justice, le chef de l’Etat a toujours fermement démenti ces accusations, rappelant que le gouvernement était soumis aux « règles des marchés publics », mais en mars dernier il avait déclaré : « S’il existe des preuves de manipulation, qu’elle soit portée devant les tribunaux. » Le recours par le gouvernement français à des conseillers privés a explosé comme un problème inattendu avant l’élection présidentielle de ce printemps, au cours de laquelle Macron a remporté un deuxième mandat présidentiel. L’opposition avait accusé le leader de Renaissance de trop dépenser en conseil international pour des entreprises qui paient peu ou pas d’impôts en France.

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