Les poêles à bois écologiques sont 450 fois plus toxiques que les poêles à gaz. L’utilisation de la biomasse pour le chauffage est toujours présentée comme une manière neutre, moderne et même écologique de répondre à l’urgence environnementale et climatique. Cependant, couper des arbres pour les brûler n’est pas une solution à l’urgence climatique actuelle. Même les poêles les plus modernes, labellisés « éco », émettent 450 fois plus de particules polluantes et toxiques que le chauffage électrique au gaz qui, selon les données rapportées par une relation établi par le ministère de la Santé du Royaume-Uni, il est zéro émission si l’on considère uniquement l’impact interne (et non l’impact externe).

Le chauffage des bâtiments est une source majeure de pollution de l’air intérieur et extérieur. Certaines formes de pollution domestique ont disparu, comme la combustion du charbon, tandis que la combustion du bois a gagné en popularité ces dernières années. Les raisons sont diverses et incluent des raisons esthétiques, pratiques, « écologiques » ou économiques. « Les combustibles solides sont de loin la méthode de chauffage domestique la plus efficace, et la combustion du bois a gagné en popularité ces dernières années », indique le rapport. La pollution par les petites particules est la plus dangereuse pour la santé, et celle produite par la combustion de la biomasse a augmenté de plus d’un tiers entre 2010 et 2020, selon le rapport.

Chris Whitty, chef du ministère britannique de la Santé, a déclaré être favorable à l’information plutôt qu’à l’interdiction, en soulignant par exemple que le bois sec émet un quart de moins d’émissions que le bois humide. « Nous voulons que les gens aient de bonnes informations et de bons choix, mais nous ne voulons pas essayer de limiter complètement le choix. » Au contraire, Whitty vise à encourager une consommation plus responsable et adaptée au contexte : « Il y a une grande différence à mon avis entre avoir une zone urbaine très dense où tout le monde utilise du bois et quelqu’un qui le fait dans une zone rurale où ils sont essentiellement lui, sa famille et de nombreux moutons », dit le professeur non sans ironie.

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Le rapport souligne comment pendant longtemps la question de la pollution domestique est passée au second plan devant la pollution externe qui, bien que représentant toujours une menace importante pour la santé, a nettement diminué depuis les années 1980. Au contraire, la question intérieure longtemps ignorée devient une partie croissante du problème. Le ministère de la Santé recommande d’assurer une ventilation efficace tout en minimisant la consommation d’énergie et les pertes de chaleur afin de réduire la pollution de l’air intérieur tout en atteignant zéro carbone et en augmentant les fonds de recherche pour résoudre le problème.

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