Cheveux blonds froncés avec un élastique et sans voile. C’est son acte de courage et sa condamnation à mort. Hadis Najafi, 20 ans, a été tué hier soir par les forces de sécurité iraniennes lors de manifestations dans la ville de Karaj, près de Téhéran. La jeune fille, avec le seul geste d’attacher ses cheveux et de ne pas se couvrir, était devenue un symbole des protestations contre l’obligation du voile. Sur Twitter, plusieurs vidéos circulent dans lesquelles on peut voir Hadis Najafi au moment où elle se coiffe et rejoint les manifestants. La jeune fille aurait été atteinte de six balles.

La révolte est née après la mort d’une autre jeune Mahsa Amini, décédée le 16 septembre dernier à Téhéran alors qu’elle était détenue par l’appareil disciplinaire iranien pour ne pas avoir porté correctement le voile islamique. La réaction de la police ce sont les tirs à hauteur de tête, avec des victimes et des blessés.

Selon une loi en vigueur dans le pays depuis 1983, en Iran les femmes (non seulement iraniennes mais aussi étrangères, quelle que soit leur religion) doivent sortir la tête voilée et le corps recouvert d’une grande robe qui couvre leurs formes.

Hadis Najafi-2

Pendant ce temps, le principal parti réformiste iranien exhorte l’État à lever l’obligation du voile. L’Union populaire de l’Iran islamique, qui est liée à l’entourage de l’ancien président réformateur Mohammad Khatami, a demandé aux autorités de préparer « les éléments juridiques » qui ouvrent la voie à « l’annulation de la loi obligatoire sur le hijab ». Le groupe, qui n’est pas au pouvoir, demande également que la République islamique proclame officiellement « la fin des activités de la police morale » et « autorise les manifestations pacifiques ».

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