« Une femme n’est pas violée si elle ne le veut pas » : ils ont déclenché des manifestations vendredi déclarations de Mgr Chrysostomos, métropolite de Dodoni, sur la télévision privée Skai lors d’un débat sur l’avortement. Une femme « ne peut pas tomber enceinte » à cause d’un viol et sa « participation » est nécessaire pour concevoir un enfant, a-t-elle ajouté. L’évêque a également qualifié l’avortement de « crime ».

Ses déclarations ont été rapidement condamnées par la ministre de l’Éducation et des Affaires religieuses Niki Kerameus, qui les a qualifiées d' »inconcevables et répréhensibles ». Ces propos « sont choquants et ne sont pas conformes à la position de l’Eglise, qui soutient les femmes victimes d’abus et de viols », a-t-il déclaré.

L’Église de Grèce, gardienne de la foi orthodoxe dominante dans le pays, est exclusivement masculine et farouchement conservatrice. Il s’oppose aux relations homosexuelles, aux relations sexuelles avant le mariage et à l’avortement et a également résisté aux efforts visant à limiter les liturgies et la communion pendant la pandémie de coronavirus. Mais les propos de Chrysostome allaient au-delà des positions les plus intransigeantes, à tel point que même l’instance dirigeante de l’Église de Grèce, le Saint-Synode, les condamna officiellement, les qualifiant d' »inacceptables pour un clerc orthodoxe et offensantes pour les êtres humains et en particulier pour femmes et victimes de viol ».

Chrysostomos, 83 ans, a pris sa retraite du service actif en 2011 et son titre est honorifique. Connu pour son tempérament grossier, il a un jour attaqué un confrère évêque qui n’était pas d’accord avec lui lors d’une réunion du Saint Synode : « Allez jouer avec vos poupées », lui a-t-il dit.

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